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RAPPORT SUR LES DONNÉES DU SECTEUR POUR LE TROISIÈME TRIMESTRE DE 2022 DE TRANSUNION

Le rapport sur les données du secteur pour le troisième trimestre de 2022 montre que les consommateurs canadiens sont plus nombreux à utiliser le crédit. La participation au crédit a atteint un nouveau record : 27,9 millions de Canadiens disposent de produits de crédit actifs, pour un solde total de 2,29 billions de dollars. Il s’agit d’une hausse sur douze mois de 7,9 %, à un taux de croissance annuel composé de trois ans de 6,4 %.

L’indicateur du secteur du crédit (ISC) de TransUnion, qui cartographie la santé du marché du crédit à la consommation, a augmenté de 3,5 points sur douze mois pour atteindre 105,6 en septembre 2022, restant relativement stable après un résultat de 103,8 au deuxième trimestre, et ayant atteint un sommet de 110,8 en avril de cette année.

Variations par rapport à l’année précédente des taux de défaillance de 90 jours et plus pour l’ensemble des produits de prêts

RAPPORT SUR LES DONNÉES DU SECTEUR POUR LE QUATRIÈME TRIMESTRE DE 2021 DE TRANSUNION

Les niveaux de défaillance sont menés principalement par les prêts à tempérament et les cartes de crédit, où les défaillances graves ont augmenté de 12 et de 13 points de base, respectivement. Leur tendance se rapproche des niveaux prépandémiques. L’un des facteurs probables pouvant expliquer cette tendance est la montée en flèche récente du nombre de prêts de qualité inférieure, qui a augmenté de 11 % sur douze mois au deuxième trimestre de 2022 (dernières données relatives aux prêts disponibles en raison du délai de transmission des données). Malgré cela, il est important de noter que les taux de défaillance sont toujours inférieurs aux niveaux prépandémiques de manière générale, à l’exception des prêts personnels. 


« Le marché canadien du crédit est resté sain et actif au cours du troisième trimestre de 2022, malgré les pressions inflationnistes. Les perspectives économiques restent difficiles et l’inflation demeure élevée. De plus, la hausse des taux d’intérêt et la volatilité des marchés boursiers ont une incidence négative sur les consommateurs. Parallèlement, la vigueur du marché de l’emploi a assuré la stabilité des revenus. Bien que l’on s’attende toujours à une certaine augmentation des taux de défaillance dans les mois à venir, la bonne situation de l’emploi et la résilience des consommateurs canadiens suggèrent qu’il existe des possibilités de croissance sur le marché du crédit, même en tenant compte des diverses difficultés économiques. »

– Matthew Fabian, directeur de la recherche et des données du secteur


 

Solde moyen des consommateurs, par produit*

*Représente le solde moyen détenu par un consommateur pour chaque type de produit (les consommateurs peuvent détenir plusieurs instances du même produit)

La croissance du nombre de consommateurs reportant un solde a été la plus forte dans le segment des prêts à risque* (ceux qui présentent un risque de défaillance plus élevé), qui a augmenté de 7,2 % sur douze mois au troisième trimestre. Sa part des soldes est cependant restée relativement faible par rapport aux autres segments de consommateurs. Après un déclin de l’activité de crédit à risque pendant la pandémie, cela marque un réengagement de ces consommateurs ainsi qu’une participation accrue des prêteurs dans l’espace à risque, probablement sous l’effet de l’inflation.

Dans l’ensemble, la dette non hypothécaire a augmenté de 2,0 % sur douze mois, en raison de l’augmentation des soldes des cartes de crédit et des marges de crédit. L’inflation et la hausse du coût de la vie ont érodé le revenu disponible et le taux d’épargne, entraînant un recours accru au crédit. La croissance du paiement minimum requis a été menée par les prêts hypothécaires, le paiement hypothécaire mensuel du consommateur moyen ayant augmenté de 9,3 %, sous l’effet combiné des hausses de taux et du prix des maisons. L’augmentation de l’utilisation et des soldes a entraîné une hausse de 7,4 % des paiements minimums des cartes de crédit. Les prêts automobiles ont augmenté de 2,6 %, car les prix d’achat des véhicules ont également continué d’augmenter. 

La volatilité continue a créé des changements dans le comportement des consommateurs

 

Une analyse récente de TransUnion Canada1 a suivi des consommateurs sur deux périodes différentes (2019 et 2021) afin de déterminer les différences de comportement en matière d’utilisation du crédit et de solde avant et pendant la pandémie. Si les ménages ont accumulé un montant record d’épargne pendant le sommet de la pandémie, les gains n’ont pas été répartis de manière égale. Ces fonds épargnés se sont ensuite détériorés dans l’environnement macroéconomique défavorable actuel et l’inégalité croissante de la richesse des ménages a entraîné des réactions différentes. L’analyse a révélé qu’un nombre égal de consommateurs s’endettaient (augmentant le solde de leurs dettes d’au moins 20 %) et se désendettaient (réduisant le solde de leurs dettes de 20 %). Pendant la pandémie, un peu plus de 50 % des consommateurs en désendettement ont réduit de plus de la moitié leurs soldes d’avant la pandémie.

Les personnes qui ont augmenté leur solde l’ont fait en utilisant principalement des produits de crédit non garantis comme les cartes de crédit, les marges de crédit et les prêts personnels. De plus, 70 % d’entre elles ont obtenu un pointage de crédit au-dessus du taux préférentiel* (c.-à-d. risque moindre). Comme les demandes de crédit de ces consommateurs ont augmenté, les prêteurs ont également augmenté leurs limites sur les produits de crédit au cours de la même période de douze mois. Les consommateurs qui ont réduit leur endettement l’ont fait principalement en remboursant leurs prêts automobiles, leurs prêts hypothécaires et leurs prêts sur valeur domiciliaire.



« L’activité de désendettement réduit la dette globale, mais elle diminue également la consommation et les dépenses, ce qui peut limiter la croissance du crédit au sein d’une économie si cela se produit lors d’un ralentissement économique ou d’une récession. En période de ralentissement économique, les consommateurs établissent un ordre de priorité pour déterminer quelles seront leurs dépenses. Alors que les prêteurs se préparent au prochain ralentissement potentiel, il devient important de comprendre la durabilité financière des consommateurs pour cibler les occasions de croissance. »


– Matthew Fabian, directeur de la recherche et des données du secteur


1 L’étude a porté sur plus de 21 millions de consommateurs de crédit canadiens sur une période de douze mois afin d’observer leurs comportements au cours de la pandémie.

Participez à notre webinaire sur les perspectives du secteur pour le troisième trimestre de 2022 pour en savoir plus

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