Rapport sur les données du secteur au deuxième trimestre de 2020 de TransUnion

Le rapport sur les données du secteur pour le deuxième trimestre 2020 de TransUnion Canada indique que les répercussions de la pandémie de COVID-19 ont continué d’influer sur le marché du crédit à la consommation alors que les consommateurs et les prêteurs se préparaient à l’incertitude. L’accès au crédit a ralenti alors qu’en général, l’émission des produits de crédit chutait. Les consommateurs de crédit actuels ont ralenti leur utilisation du crédit alors que les soldes reportés (cartes et marges de crédit) ont diminué, en partie en raison de la réduction des dépenses de consommation et du désendettement de certains segments de consommateurs. Pendant que l’utilisation du crédit a ralenti et que les soldes ont baissé, les taux de défaillance et d’insolvabilité se sont améliorés, partiellement grâce à l’utilisation généralisée d’outils d’accommodement financier, tels que les reports.

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Variations par rapport à l’année précédente des taux de défaillance de 90 jours et plus pour les prêts non hypothécaires

Taux de délinquance des consommateurs de 90 jours ou plus

Le rapport sur les données du secteur pour le deuxième trimestre 2020 montre que le nombre de consommateurs ayant des soldes en souffrance a diminué, reflétant l’incidence du soutien gouvernemental et de l’offre d’accommodements financiers par les prêteurs. Dans l’ensemble, les taux de défaillance des consommateurs pour les prêts autres qu’hypothécaires ont diminué de 10 pb par rapport à l’année précédente, pour atteindre 1,7 %. La réduction des taux de défaillance vient principalement des consommateurs de cartes de crédit et de prêts automobiles dont les taux de défaillance ont chuté de 14 pb et 3 pb respectivement. Les marges de crédit et les prêts hypothécaires ont connu une légère augmentation des taux de défaillance alors que celle pour les prêts personnels a été beaucoup plus importante. La croissance des prêts personnels a été en partie alimentée par les prêteurs alternatifs qui ont été légèrement plus agressifs dans l’émission de ces prêts aux consommateurs à risque élevé (consommateurs avec un pointage CreditVision inférieur à 720).

« Nous constatons que les consommateurs canadiens utilisent possiblement leurs économies et leurs placements actuels pour compléter leurs revenus pendant cette pandémie. De nombreux Canadiens choisissent de puiser dans leur épargne et leurs placements personnels plutôt que de s’endetter davantage, ce qui pourrait expliquer en partie le déclin général des nouvelles émissions. Cette approche a des retombées évidentes à long terme, mais il s’agit d’une situation sans précédent, et nous devrons voir dans quelle mesure elle est durable si la reprise économique est plus lente à se concrétiser. »

- Matthew Fabian, directeur de la recherche et des données du secteur. (traduction libre)

Solde moyen des consommateurs, par produit*

Forcast

*Représente le solde moyen détenu par un consommateur pour chaque type de produit (les consommateurs peuvent détenir plusieurs instances du même produit).

Matthew Fabian

« Alors que les soldes globaux des crédits autres qu’hypothécaires ont diminué, les soldes des consommateurs milléniaux et de la génération Z ont augmenté de 0,8 % et 5,9 % respectivement. Il est plus difficile pour les jeunes consommateurs d’absorber de tels chocs économiques, car ils ont moins d’options pour maintenir leurs liquidités, comme l’épargne, les placements ou les fonds de retraite. En conséquence, il est probable qu’un plus grand nombre de ces jeunes consommateurs ont été contraints de recourir au crédit »

- Matthew Fabian, directeur de la recherche et des données du secteur. (traduction libre)

Forcast

Les taux de défaillance ont été atténués par les prêteurs au moyen d’outils d’accommodement financier, tels que les reports, mis à la disposition des consommateurs. Environ 2,6 millions de Canadiens (soit 9,2 % des consommateurs de crédit) ont au moins un report de paiement actif, les consommateurs à risque élevé étant plus susceptibles de profiter des outils d’accommodement financier. Concernant les reports de paiement, 15,2 % des consommateurs à risque élevé (dont le pointage CreditVision est compris entre 300 et 639) et 12,8 % des consommateurs ayant une classification de crédit quasi préférentielle (dont le pointage CreditVision est compris entre 640 et 719) en ont bénéficié sur au moins un produit de crédit ou prêt, alors que seulement 6,1 % des consommateurs ayant une classification de crédit super préférentielle (dont le pointage CreditVision est supérieur à 800) ont choisi cette option.

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