Rapport sur les données du secteur au premier trimestre de 2020 de TransUnion

La portée et l’ampleur de la situation liée à la COVID-19 sont en train de changer, tandis que nous continuons à observer les effets des mesures sociales sur l’économie. Par conséquent, nos prévisions pour 2020 ont été révisées. TransUnion prévoit désormais que le taux de défaillance sur les dettes autres qu’hypothécaires global au Canada augmentera pour passer à 6,9 % d’ici le troisième trimestre de 2020. Les consommateurs canadiens ressentaient déjà la pression du fardeau de la dette lorsque la crise a commencé, le taux de défaillance sur les dettes autres qu’hypothécaires ayant augmenté de 39 pb par rapport au trimestre précédent pour atteindre 5,75 %, ce qui représente le taux le plus élevé depuis 2015.

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Selon le scénario actuel de TransUnion, il est prévu que le taux de défaillance sur les dettes autres qu’hypothécaires global au Canada culminera à 6,9 % au troisième trimestre de 2020 avant de baisser graduellement pour atteindre 6 % d’ici le premier trimestre de 2021. Pour mettre les choses en contexte, le taux de défaillance sur les dettes autres qu’hypothécaires au premier trimestre, chevauchant des périodes avant et après la crise liée à la COVID-19, s’élevait à 5,75 %. À la fin du quatrième trimestre de 2019, il s’élevait à 5,61 %.

Variations par rapport à l’année précédente des taux de défaillance de 90 jours et plus pour les prêts non hypothécaires

Taux de délinquance des consommateurs de 90 jours ou plus

Les consommateurs de crédit canadiens ressentaient déjà la pression du fardeau de la dette lorsque la crise liée à la COVID-19 a commencé. Le taux de défaillance sur les dettes autres qu’hypothécaires avait augmenté de 39 pb par rapport au trimestre précédent pour atteindre 5,75 %, ce qui représente le taux le plus élevé depuis 2015. Cette hausse avait probablement été alimentée par les effets d’un coût de l’endettement plus élevé combiné avec la dégringolade des prix du pétrole et le refroidissement de l’économie.

« Tandis que le taux de chômage atteint des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis plusieurs années, il est important de prendre un peu de recul et de réévaluer les répercussions de la COVID-19 sur le marché du crédit à la consommation au cours des prochains trimestres »

Matthew Fabian, directeur, Recherche et données du secteur

Solde moyen des consommateurs, par produit*

Forcast

*Représente le solde moyen détenu par un consommateur pour chaque type de produit (les consommateurs peuvent détenir plusieurs instances du même produit).

Le solde de la dette non hypothécaire des consommateurs global est resté relativement stable, chutant par 1,3 % pour atteindre 29 600 $ et se rapprochant de son niveau le plus bas depuis deux ans, les consommateurs ayant probablement essayé de se désendetter face à la montée des taux d’intérêt sur les soldes créditeurs élevés.

Matthew Fabian

« Les consommateurs ont probablement ressenti la pression des soldes créditeurs plus élevés et de la montée des taux d’intérêt et ont donc commencé à se désendetter et à rembourser leurs dettes. Toutefois, certains n’ont pas été en mesure de le faire, ce qui pourrait expliquer en partie les taux de défaillance plus élevés que nous avons observés au premier trimestre. Nous ne nous attendons pas à ce que les soldes autres qu’hypothécaires restent stables au cours des prochains mois en raison de la pandémie de la COVID-19 »

Matthew Fabian, directeur, Recherche et données du secteur

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